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Méthodologie

L’EBITDA n’est défini ni par le plan comptable général, ni par les normes IFRS. Il n’existe donc pas de calcul « officiel » : chaque analyste retient une convention. Plutôt que de laisser cette convention implicite, ce site la publie et s’y tient.

La convention retenue

EBITDA = résultat d’exploitation + dotations aux amortissements, dépréciations et provisions d’exploitation − reprises sur amortissements et provisions d’exploitation.

Ce qui, en partant de l’excédent brut d’exploitation, revient à écrire :EBITDA = EBE + autres produits d’exploitation − autres charges d’exploitation.

EBITDA et EBE ne sont pas synonymes

L’excédent brut d’exploitation, lui, est un solde intermédiaire de gestion du plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03, tableau des soldes intermédiaires de gestion du système développé). Il s’arrête avant les autres produits et autres charges d’exploitation. L’écart entre les deux soldes tient exactement à ces deux lignes.

C’est la raison d’être du pont EBE ⇄ EBITDA affiché à côté du calculateur : là où beaucoup d’outils traitent les deux termes comme équivalents, le site en chiffre la différence, ligne à ligne. Quand ces deux lignes sont nulles — le cas de la plupart des très petites entreprises — EBE et EBITDA se confondent, et le pont l’affiche explicitement.

Les deux méthodes de calcul

Méthode soustractive, à partir de l’exploitation

Le mode simple du calculateur est cette même méthode, réduite à cinq lignes : les subventions, la production stockée ou immobilisée et les autres produits et charges y sont supposés nuls. Pour une TPE sans production stockée ni subvention, le résultat est identique au calcul complet.

Méthode additive, à partir du résultat net

EBITDA = résultat net + impôt sur les sociétés + charges financières − produits financiers + dotations aux amortissements et provisions − reprises − résultat exceptionnel.

Les deux méthodes doivent converger. Un écart entre elles n’est pas une erreur de calcul : c’est le signe qu’une ligne du compte de résultat n’a pas été reprise. Le calculateur affiche cet écart quand les deux méthodes sont renseignées, sans le corriger.

Variantes existantes

Choix de présentation

Quatre points ne sont tranchés par aucun texte. Voici ce que le calculateur retient, et pourquoi.

EBITDA normatif

L’EBITDA normatif n’est pas un solde comptable : c’est une reconstitution de la rentabilité d’exploitation telle qu’un repreneur la constaterait. Il s’en écarte par quatre retraitements usuels — redevances de crédit-bail, rémunération du dirigeant ramenée au marché, loyer versé à une SCI détenue par le dirigeant ramené au marché, charges non récurrentes. Le calculateur affiche toujours les deux colonnes côte à côte : l’EBITDA comptable reste vérifiable dans les comptes, l’EBITDA normatif est un point de négociation.

Sources du baromètre sectoriel

Les médianes affichées sous le résultat proviennent du jeu de données ouvertIndicateurs sectoriels financiers (INPI/BCE), publié par le ministère de l’Économie sur data.economie.gouv.fr sous Licence ouverte 2.0. Il est construit à partir des bilans réellement déposés par les entreprises françaises, et calcule ses percentiles sur des cohortes d’au moins cinquante bilans.

Une médiane d’EBE, pas d’EBITDA

C’est la réserve principale, et elle mérite d’être dite clairement :aucune statistique publique française ne publie de médiane d’EBITDA par secteur.La médiane retenue ici est donc celle du rapport entre l’excédent brut d’exploitation et le chiffre d’affaires.

Ce choix est cohérent avec le reste du site : l’écart entre les deux soldes tient aux autres produits et autres charges d’exploitation, le plus souvent nuls dans une très petite entreprise — auquel cas EBE et EBITDA se confondent. La comparaison reste donc pertinente, mais elle n’est pas rigoureusement une comparaison d’EBITDA, et l’interface le signale sous chaque verdict plutôt que de le passer sous silence.

Le périmètre retenu

C’est aussi la raison pour laquelle certaines familles ont été scindées. Dans le commerce alimentaire, la médiane va de 0,55 % pour les supermarchés à 8,75 % pour les boulangeries : un écart de un à seize, entre deux modèles économiques qui n’ont rien de commun. Une médiane unique pour « commerce de détail alimentaire » aurait donné un verdict faux à une bonne partie des utilisateurs.

Les multiples de valorisation restent absents

Aucune source publique, gratuite et sectorisée n’existe pour les multiples de valorisation des PME françaises. L’Argos Index, référence sérieuse construite sur des transactions réelles, ne publie gratuitement qu’un multiple global, tous secteurs confondus. Les fourchettes sectorielles que l’on trouve en ligne proviennent presque toutes de contenus commerciaux sans échantillon vérifiable.

Le site n’affiche donc aucune fourchette de valorisation. Un multiple sans source publiée n’aurait pas de valeur, et en afficher un serait exactement le genre de précision apparente que cette page s’interdit.

Limites

Le calculateur travaille sur les seuls montants saisis : il ne voit ni les comptes annuels, ni les annexes, ni la structure du bilan. Il ne remplace pas l’analyse d’un expert-comptable et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une évaluation d’entreprise.

Dernière mise à jour : 14 août 2026